Volume 8 | Issue - 8
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Volume 8 | Issue - 7
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L’objectif de cette étude est d’évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux de l’utilisation des intrants chimiques dans l’amélioration de la production agricole dans la Préfecture de Kindia, en République de Guinée. Une enquête quantitative a été réalisée auprès de 458 producteurs agricoles à l’aide d’un questionnaire structuré administré en face-à-face. Les données collectées ont été analysées au moyen de statistiques descriptives et d’une régression logistique multivariée visant à identifier les déterminants de l’amélioration du rendement. Les résultats montrent que l’agriculture à Kindia est majoritairement pratiquée par des hommes (76,4 %) et que le niveau d’instruction des producteurs demeure faible, plus de 60 % n’ayant suivi aucune formation scolaire. L’utilisation des intrants chimiques est quasi généralisée, avec 91 % des producteurs appliquant des pesticides et 93,9 % utilisant des engrais minéraux. La majorité des enquêtés (84,3 %) perçoivent une amélioration du rendement, dont 66,4 % estiment que cette amélioration est élevée. Le modèle de régression révèle que l’utilisation des engrais (OR = 9,97 ; p < 0,001) et des pesticides (OR = 6,50 ; p < 0,001) constitue les principaux facteurs expliquants l’amélioration des rendements. Le niveau d’étude (OR = 1,52 ; p < 0,05) et la taille de l’exploitation influencent également positivement la performance agricole. En revanche, la dégradation des sols (OR = 0,23 ; p < 0,01) et la pollution des eaux (OR = 0,38 ; p < 0,05) réduisent significativement la probabilité d’obtenir de bons rendements, soulignant les risques environnementaux associés à une utilisation non maîtrisée des intrants. Ces résultats mettent en évidence un paradoxe central : si les intrants chimiques constituent un levier essentiel pour accroître la productivité agricole à court terme, leur usage excessif ou inapproprié engendre des effets négatifs sur les sols, la faune édaphique et les ressources en eau, compromettant ainsi la durabilité du système agricole. L’étude recommande un renforcement des programmes de formation, la promotion de pratiques agroécologiques et une régulation accrue de l’utilisation des intrants afin d’assurer une production durable dans la région de Kindia.